bords du Rhône

Cela vous arrive t-il d’être anxieuse ou anxieux sans trop savoir pourquoi ?

Il y a trois ans, je savais rarement identifier mes émotions. Soit je me sentais bien, soit je me sentais mal. Je n’avais pas le vocabulaire pour être plus précise. Et je ne savais pas trouver l’origine de ces émotions dans mes pensées. Quand ça n’allait pas, j’attendais que ça passe. Et je trouvais des façons de m’anesthésier pour moins ressentir les émotions désagréables. Cela passait souvent par occuper mes pensées à autre chose : écouter France Inter ou France Culture, écouter un podcast, lire un roman, regarder un film, être “très occupée” par mon travail ou les tâches ménagères… Rien de mal à ces activités ! Sauf quand elles servent à fuir sa propre compagnie…

Maintenant je sais bien mieux identifier ce qui m’arrive et me sentir à l’aise en ma propre compagnie et avec mes pensées. Mais il y a encore des moments comme le dimanche, ou comme cette semaine, où je suis anxieuse et où je ressens une peur vague sans pouvoir en identifier l’objet.

Cela arrive souvent quand je n’ai pas de but précis et quand mon temps n’est pas très structuré. C’est un peu comme si mon cerveau s’occupait en cherchant ce qui ne va pas. 

Cette vigilance de mon cerveau m’aurait probablement sauvé de nombreuses fois la vie si j’étais une femme préhistorique vivant dans un environnement hostile ! Mais cette semaine, confortablement installée chez moi, je n’ai rien à craindre.

Alors j’accepte cette émotion. Je choisis de laisser cet espace libre pour mes pensées, même s’il est inconfortable.

Je note ce qui me passe par la tête, par curiosité, sans pression pour aller mieux. J’en parle à ma coach. J’explore ce qui se passe.  Cette anxiété me permet par contraste de profiter encore un peu plus de tous les petits plaisirs en famille cette semaine. Comme nos soirées ciné club – tisane tous les quatre. Et notre balade du 25 sous une pluie fine et un vent glacial mais que nous avons tant appréciée. Comme cette dégustation comparée de nos truffes au chocolat maison et des truffes du chocolatier du coin.

On ne peut pas être bien tout le temps. Le refuser est ajouter de la souffrance à l’émotion négative. J’apprends à accepter mon anxiété et à savourer mes vacances dans le même temps.

NB : Je préfère nos truffes maisons, mais les avis sont partagés !

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